Paris et Clamart sont félicitées pour leurs double-sens cyclables
De 2007 à 2010, les double-sens parisiens sont passés de 7 km à 214 km. Paris est ainsi la ville de France qui en compte le plus. La 7° ville est Clamart avec 34 km !
C’est le club des villes cyclables qui a rendu publique cette information, dans son enquête nationale sur les politiques en faveur des cyclistes et piétons dans les villes françaises.
Ce record est le résultat de la mise à double-sens de très nombreuses rues des zones 30, comme l’exige la loi. Et c’est sans compter les nouveaux double-sens, tels ceux du XV° arrondissement (rue de Loumel, avenue Emile-Zola).
Depuis le 1er juillet 2010 les communes françaises doivent avoir mis leurs zones 30 en conformité avec le décret du 30 juillet 2008, lequel avait introduit dans le Code de la route la généralisation des doubles sens cyclables dans les « zones 30 ».
Cette obligation provient d’au moins trois raisons majeures :
- Les détours sont une contrainte très importante pour les cyclistes, notamment pour les petits trajets, tout particulièrement au départ ou à l’arrivée.
- Obliger un cycliste à aller sur une rue importante alors qu’il n’aurait que quelques mètres à faire dans une rue tranquille est une absurdité.
- Le danger augmente avec les vitesses pratiquées.
Le fait de se voir face à face, automobiliste et cycliste, facilite grandement la cohabitation. Il est d’ailleurs bien plus facile de se croiser dans une rue étroite que de se gêner sur toute la longueur de la rue. Les exemples de la rue du Commerce (Paris 15°) ou des rues de Sceaux le montrent bien.
Notez que la FUBICY avait récompensé Sceaux et Clamart dès avril 2010 pour leur bon uage des zones 30.
Paris a « joué le jeu » avec zèle, alors même que ses Quartiers verts (Quartiers tranquilles auparavant) ne sont pas officiellement des zones 30. Mais le calcul tient aussi compte de plusieurs double-sens cyclables qui avaient déjà été aménagés auparavant, par exemple avenue Daumesnil ou sur l’axe rue de Provence, Petites-Ecuries – Château d’eau.
Malgré les craintes, exprimées plutôt par les non-cyclistes, on ne déplore jamais d’accident sur ce type de voies. Se voir mutuellement et faire attention sont gages de sécurité, surtout si l’on roule lentement !
Isabelle Lesens